Extirpé de la porte tambour citadine

sur elle-même frénétique

J’ai pris les sentiers peu fréquentés

qui mènent vers la déesse

Retrouvé la langue primordiale

Celle des plaines, des forêts,

des fleuves, des lacs

Et chanté 

dans une ivresse d’azur

Ascension de brume

Les canards rêvent

Les jours désencombrés mènent au large

À la forge d’un maintenant éternel

Ici jette l’encre

La mer déserte

Vous l’avez vue ce matin, insondable oubliée

Ressac, sentiment d’exister à peine, juste assez

Pour ressentir votre disparition

Frisson de transparence, passage en mode infini

livre

 

 

 

 

Poèmes soufflés de l’obscur
Les plus douloureux

L’atome fissuré
Profère ses contradictions

L’atome fusionné
Danse aux voiles de l’abime

Prométhée de nouveau parmi nous

Quand la nuit cède
Les racines de l’aube diffusent au vieux saule
L’antique sagesse